Solitude

Nuages au dessus de la montagneEncerclée d’immeubles, le ciel à profusion au-dessus de ma tête à me demander qui des hauts bâtiments ou du ciel cherche à rejoindre l’autre, l’envie de tourner, tourner, me prend.

Soûle du vent sur ma peau, je ne suis plus qu’un balbutiement et étire mon regard vers les oiseaux qui claquent leurs ailes dans ce matin frileux.

J’ai le cœur à l’envers, peur de te perdre, peur que tu ne me voies plus,
alors je tourne dans cette spirale infernale pour que tu viennes me chercher.

Suis-je dans un rêve ou dans la réalité ? Je ne m’appartiens plus, j’ai perdu mes repères.
Je t’appelle mais seul l’écho de ma voix me revient comme un boomerang et me laisse plus lamentable.

Tu n’es plus là…
Le désespoir s’ancre en moi et me plombe au fond de l’insupportable.
Des bulles évanescentes s’échappent encore de ma bouche en SOS.

Des cris perçants fendent un brouillard.
Peu à peu je m’éveille, le souffle court, la respiration saccadée.
Je tends la main, la place encore tiède me ramène sur terre.

Entre deux rives…

La mer s'éteint Tu es parti de l’autre côté.
Je n’ai pas pu te retenir.
Je n’ai pas eu les mots pour te sauver de toi-même.
Je t’imagine souvent dans ce monde que tu as choisi.
Je sais que tu veilles sur moi.
Une lumière éclatante dans un matin d’automne,
j’y vois ton sourire.
Des nuages qui se transforment en visage,
j’y vois un signe de toi.
Le ciel est devenu mon ami.
La terre, l’asile de nos souvenirs.
Entre nous, une passerelle invisible,
entre deux rives…