Vivre en bord de mer…

MLB

Vivre en bord de mer, c’est entendre les mouettes et les goélands,
Apprendre leur différence.
Bec rouge, bec jaune,
Reconnaître leurs chants, yeux fermés.
Et se laisser transporter…
Vivre en bord de mer, c’est écouter la musique du vent dans les mâts des voiliers en longeant le port. Les bateaux, de guingois, semblent battre la mesure. Toutes voiles baissées, ils ressemblent à des musiciens en mal de chef d’orchestre.
Vivre en bord de mer, c’est respirer, respirer… Un mélange d’odeurs qui s’entremêle et qui raconte des histoires venant du large.
Vivre en bord de mer, c’est contempler l’horizon qui barre d’un trait net le paysage, si parfait les jours de beau temps.
Vivre en bord de mer, c’est regarder le ciel se refléter dans l’océan et constater à quel point l’un et l’autre savent accorder leurs humeurs.
Vivre en bord de mer, c’est renouer avec cette part d’enfance abandonnée trop tôt, en se glissant dans les empreintes déposées sur le sable mouillé…

Dans le vent

J’ai marché dans le vent pour que mon cœur s’envole
Et te rejoigne,
Là où tu es…
Je t’attends où tu n’es pas,
Pour ressentir le manque
Pour que l’amour que je te porte meurtrisse ma chair
Par l’absence de tes caresses.
À l’intérieur de moi, parfois, ce vide insondable
D’où je t’appelle,
J’entends alors l’écho de ton silence.
Certains soirs où la lune s’écrase sur l’horizon
Et sublime la nuit, je nous imagine blottis sous ses rondeurs,
À nous aimer, indéfiniment.
J’ai marché dans le vent pour que mes pas me conduisent vers toi,
Et que nos pensées s’entrelacent,
Là où tu es…

Pétales…

Texte court 20

Jours perdus où je me noie dans tes silences
Jours incertains où je me cherche dans ton regard
Le temps s’écoule de mille battements
Embarquement immédiat pour une destination inconnue : l’oubli.
Nuits imaginaires où je me perds dans tes bras
Nuits profondes où je m’enlise dans ton souvenir.
Les saisons servent à donner des repères
Le printemps dernier je t’ai rencontré
L’été dernier je t’ai aimé
L’automne dernier j’ai appris tes absences
L’hiver dernier j’ai erré comme une âme en peine
C’était il y a un an, deux ans, peut-être trois… je ne sais plus.
Je voyage à l’aveuglette pour t’oublier
Pourtant tu es là…
Je compte les jours, les semaines, les mois, les années : une vie n’est finalement qu’une succession de dates et de chiffres qui s’additionnent.
Au printemps prochain je cueillerai les premières marguerites et je jouerai à : « je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ».
On finit toujours par guérir de ses blessures…
Demain sera mon futur et toi un songe lointain.