Pétales…

Texte court 20

Jours perdus où je me noie dans tes silences
Jours incertains où je me cherche dans ton regard
Le temps s’écoule de mille battements
Embarquement immédiat pour une destination inconnue : l’oubli.
Nuits imaginaires où je me perds dans tes bras
Nuits profondes où je m’enlise dans ton souvenir.
Les saisons servent à donner des repères
Le printemps dernier je t’ai rencontré
L’été dernier je t’ai aimé
L’automne dernier j’ai appris tes absences
L’hiver dernier j’ai erré comme une âme en peine
C’était il y a un an, deux ans, peut-être trois… je ne sais plus.
Je voyage à l’aveuglette pour t’oublier
Pourtant tu es là…
Je compte les jours, les semaines, les mois, les années : une vie n’est finalement qu’une succession de dates et de chiffres qui s’additionnent.
Au printemps prochain je cueillerai les premières marguerites et je jouerai à : « je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ».
On finit toujours par guérir de ses blessures…
Demain sera mon futur et toi un songe lointain.

En vivant…

Texte court 19

En vivant dans tes absences
Je renoue avec mon être profond
Je cherche, tel l’explorateur,
Une terre d’accueil
Pour y déposer mes tourments
Et regarder par-dessus ton épaule.

En vivant dans tes silences
J’apprends à écouter
J’avance, tel le funambule,
Sur une corde sensible
Qui nous lie l’un à l’autre
Et nous rattrape lorsque nous perdons pied.

En vivant dans ton manque
Je me construis
Je tisse, telle l’araignée,
Des fils de protection
Qui rident le temps
Et apaisent les cœurs…

Sur tes pas…

Texte court sur tes pas

J’ai pris la route…
Je voulais te retrouver.
J’ai traversé les saisons…
Comme le vent, j’ai caressé les blés,
Senti les odeurs naissantes.
J’ai nagé dans des mers
Et j’ai nagé dans des lacs,
J’ai ramassé les feuilles,
Et j’ai coloré la vie.
J’ai regardé la neige tomber,
Tes pas n’avaient pas laissé d’empreintes.
Longtemps, j’ai marché,
En semant des fleurs sur ma route
Dans le secret espoir, que tel le petit Poucet,
Tu te souviendrais de ta maison.
Je me suis abreuvée à la rosée du matin,
Et je me suis reposée pour reprendre des forces.
J’ai traversé des paysages sans couleurs,
Mais ton ombre n’y était pas.
J’ai volé au-dessus des nuages,
J’ai traversé des pays,
J’ai parcouru des plaines,
J’ai traversé des rivières,
J’ai escaladé des montagnes,
J’ai franchi des ponts,
J’ai navigué sur des océans,
J’ai vu des lieux à la beauté saisissante,
J’ai visité des cités riches de culture,
Peut-être y étais-tu passé ?
Partout, je t’ai cherché
– obstinément –
J’ai erré dans des villes éclairées par la nuit.
J’ai marché le long de la mer.
Je me suis baignée dans le soleil couchant,
Pour me réveiller dans son levant.
Et puis, je suis rentrée chez nous,
– sans toi –
Le temps avait passé.
Mais les saisons demeuraient intactes.
Le printemps avait toujours la couleur de l’éclosion.
L’été séchait toujours les larmes.
L’automne déshabillait toujours la nature.
L’hiver ressemblait toujours à un désert.
J’ai alors fini par admettre que tu ne reviendrais plus.
Tu étais désormais de l’autre côté de l’horizon,
De là où on ne revient jamais…

Juste une impression

Juste une impression2

– C’est beau Paris, tu ne trouves pas !
– Oui, très beau vu d’en haut, mais tant de misère dans la rue, sur les trottoirs, à l’intérieur des porte-cochères, dans les moindres renfoncements, dans le métro… Cela ne devrait pas exister.
– Tu as tellement raison, mais que faire ?
– C’est bien là, la question… Que faire ?