Sur la route, je me suis arrêtée.
La pluie avait comme lavé le paysage,
Éclairant le soir des derniers feux du soleil…

Sur la route, je me suis arrêtée.
La pluie avait comme lavé le paysage,
Éclairant le soir des derniers feux du soleil…

Il suffit du frôlement du vent
Comme des doigts qui caressent
Et le mouvement, léger,
D’une mer calme
Pour percevoir, un instant, le monde au-delà de sa folie…

Le soleil s’enroule sur l’horizon.
Un autre horizon l’attend
Où, tel l’oiseau qui déploie ses ailes
Il déroulera ses rayons pour caresser un nouveau jour…

Un jour tu m’as raconté ce vide, infini, en toi…
Tu as comparé ton cœur aux feuilles qui chutent,
Et j’ai compris que plus aucun printemps ne réussirait à lui redonner de la couleur…

Il y a si longtemps que tu n’es pas venu.
Le temps s’abîme dans l’attente…

Toutes les routes mènent quelque part,
Même au néant…

Les premiers pas du jour accompagnent le réveil,
Et glissent le long des carreaux encore empreints de l’humidité de la nuit…

Je puise à la source de ton âme la force de poursuivre le chemin.
Tu es mon guide de lumière…

Las, l’oiseau a déposé ses ailes !
Le monde deviendrait-il trop agité pour lui ?

Face à ce rideau de brouillard dressé devant moi,
Je me prends à rêver à une autre réalité,
Juste le temps d’y croire un instant…
Qui sait si en soulevant un pan,
Je n’y découvrirais pas un monde plus coloré !
