Sur les pavés mouillés,
Les nuages,
en écho aux pas des passants,
soufflent des envies d’ailleurs…

Sur les pavés mouillés,
Les nuages,
en écho aux pas des passants,
soufflent des envies d’ailleurs…

Je m’baladais, sur les quais de Seine
Émue à la vue de mon enfance projetée à ciel ouvert
Poulbots, affiches, bibelots…
Comme si le temps, soudain, s’estompait.


Je me sens souvent à l’intersection de toutes choses
Sur le fil si fragile de l’existence…
Comme un balancement perpétuel !

J’ai suivi tes pas sur le sable humide.
Ils dansaient joyeusement dans le murmure du vent,
Accrochant des étoiles de mer à mon âme d’enfant soudain retrouvée.

Froissé en son cœur et délicat sur les contours,
Le coquelicot enchante le regard de sa beauté gracile…



Tu as laissé l’empreinte de ton cœur loin d’ici
Ton cœur, lui, s’est accroché aux barbelés qui t’empêchaient d’avancer
– Personne ne voulait de toi –
La mer n’a pas su répondre à ton rêve d’espérance…

Dériver jusqu’à se perdre
En se laissant porter par le courant,
Pour mieux se retrouver et renaître à l’essentiel.

Sans ailes, le printemps a du mal à prendre son envol,
Peut-être s’est-il attardé entre deux nuages trop douillets…

Comme porté par les ailes du vent
Mon cœur s’est, un jour, posé sur toi.
Seul le bruissement de son écho se fait entendre…
